Accès et activités sur les citernes mobiles - SITI EUROPE
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SOMMAIRE
Accès et activités en toute sécurité sur les citernes mobiles
Législation concernant les citernes mobiles
Comment aborder la problématique du transport du vrac ?
Le vrac est une expression qui désigne l’état d’un matériau en l’absence de conditionnement, c'est-à-dire de divisions limitées par une enveloppe.
L’enveloppe est en fait une limite. Il existe toujours une limite, ne serait-ce que l’aspect naturel d’un matériau caractérisé par sa cohésion propre.
Un tas de poudre est du vrac. Une quantité liquide est du vrac, un gaz est une manifestation de vrac.

L’Homme cherche à contraindre ces matériaux pour des raisons diverses en imposant un conditionnement qui lui permet une distinction à son échelle : un tas de graviers à côté d’un tas de cailloux permet la distinction entre graviers et cailloux, chacun étant préparé en vue d’un usage, d’une transaction.

Lorsque des quantités importantes d’un matériau doivent être déplacées, se pose la question du conditionnement, c'est-à-dire de la forme à obtenir de ce matériau pour effectuer son transport.
Lorsque ces matériaux ont un aspect physique particulier, un moyen est employé pour les contraindre par un récipient.

Les quantités importantes entre 10 et 25 tonnes, ou 10 à 25 m3 sont placées dans des bennes ou citernes.

Ces récipients répondent à très peu de critères communs, la largeur du gabarit routier, la hauteur maximum, sans minima, la charge maximale par essieu et la limite de poids total en charge.
Les bennes sont entièrement ouvertes en parties supérieures, les citernes possèdent toujours un ou plusieurs trous de visite. Des interventions en hauteur pour les bâches ou sur les dômes s’avèrent toujours indispensables.

Une intervention est une tâche comprenant le processus suivant : approche du lieu, emplacement d’exécution de la tâche, évacuation.
Pour approcher et évacuer, il faut des moyens de cheminement pour le ou les opérateurs. Pour l’emplacement, il faut une surface d’appui.

La rencontre pour l’intervention concerne le véhicule et sa citerne d’une part, les équipements d’armement pour le cheminement et l’emplacement, les opérateurs.

Le processus consiste au dernier niveau à connecter des circuits avant le transbordement, le transbordement dans sa durée, la déconnexion et la fermeture de l’orifice.

Les priorités exigent dans l’ordre une voie au gabarit, les équipements d’armement rangés inactifs, le passage du véhicule, son immobilisation, la mise en place des moyens d’accès, le déplacement des opérateurs, l’exécution des tâches de premier niveau de préparation, le raccordement, le contrôle, le transbordement, la surveillance des quantités en mouvement et du maintien de l’isolement du système par rapport aux phénomènes extérieurs, de l’arrêt de la circulation du matériau, de la séparation du circuit avec le récipient, de la fermeture des organes de raccordement, du retrait hors gabarit de l’instrumentation, le départ des opérateurs, l’autorisation pour le chauffeur après libération des entraves du véhicule, à quitter la voie. L’ensemble de ces moyens est contenu dans un espace isolé et surveillé contre toute évolution : phénomènes naturels, intrusions diverses, dégradations temporelles. Une conscience interprète cette surveillance dans un autre microcosme, elle-même contrôlée par un microcosme tiers capable d’une interprétation similaire sur l’entité.
Lorsque des maillon de la chaîne relationnelle ainsi décrite dans son expression la plus épurée vient à défaillir, ou à manquer, alors l’incident puis l’accident son prévisibles, l’outil existe pour provoquer la défaillance lorsque la matière d’oeuvre le traverse.
Ainsi, pratiquer un transbordement ne se limite pas à l’acquisition d’un matériel, mais nécessite impérativement une analyse complète de situation, qui modélise et anticipe la réalité d’exploitation, au bénéfice de la finalité de cette exploitation susceptible d’apporter les transactions économiques recherchées et réussies.
La notion de risque au sens de l’incertitude d’un résultat n’est pas acceptable en soi, car statistiquement, elle est vouée à l’échec majeur, catastrophique, irréversible. Elle est remplacée par la notion de niveaux de certitude ou de fiabilité, donnant du temps pour l’adaptation en cas de défaillance constatée, l’accident restant une transformation empêchant l’adaptation de la victime au sens large aux contraintes qui l’assaillent. La réussite comparée au risque réside dans l’optimisation des procédés, par le chemin minimal et optimal. L’absence de connaissance de l’activité implique nécessairement des désordres et des erreurs, contraires à la minimisation du coût d’exécution, car ce qui en général est économisé en investissement se paie en temps et qualité de réalisation, voire en héritage.